L'incontinence urinaire correspond à une perte accidentelle ou involontaire d'urine. Le nombre d'incontinents en France est évalué à 3 à 4 millions.
Il règne un réel tabou autour de l’incontinence, entretenu par nos sociétés et par le manque d’information à destination du grand public. Il faut avoir à l’esprit que très peu de personnes souffrant de fuites urinaires, consultent et osent en parler à leur médecin.
L’incontinence peut avoir diverses origines. Chez la femme, le principal facteur de risque est l'accouchement et chez l’homme l’hypertrophie de la prostate. D’autres facteurs comme les opérations sur les voies urinaires, des maladies neurologiques, l’hygiène de vie, la ménopause, le vieillissement peuvent être à l’origine de l’incontinence.
Il existe aujourd’hui de nombreux traitements permettant de prendre en charge l’incontinence. Ces traitements vont de la rééducation périnéale à l’intervention chirurgicale en passant par la médication. Le dialogue est la première étape pour être pris en charge ; Il ne faut pas hésiter à en parler à votre médecin qui vous orientera chez un spécialiste, urologue ou gynécologue, qui saura identifier le type d’incontinence que vous présentez, son origine et vous proposer un traitement adapté.
Une pathologie silencieuse
La peur constante de perdre de l’urine en public ou de se faire remarquer par des taches sur ses vêtements ou une odeur d’urine conduit les personnes touchées à éviter les contacts humains. Beaucoup n’osent pratiquement plus sortir de chez eux. Elles évitent de partir en vacances, de se rendre à des invitations, de jouer avec leurs enfants et leurs petits-enfants. L’isolement et des accès de dépression peuvent en être la conséquence. Des chutes lors des passages nocturnes aux toilettes ne sont pas rares. L’incontinence est un motif fréquent de placement d’une personne âgée dans une maison de retraite ou un établissement médico-social, sa famille se sentant dépassée par le travail qu’impose sa prise en charge.